Ceci n'était qu'une étude, mais est devenu un axe de travail.
C'est une huile sur papier qui grâce à sa composition ne produit pas les auréoles qui imposent d'habitude un "déshuilage" de la peinture, la rendant de ce fait plus revèche. Au contraire j'ai utilisé ici un médium qui remplit bien son office. Plus robuste et incisive qu'un aquarellage, l'huile me comble.
Ci dessous un détail, grâce auquel j'espère vous faire partager mon sentiment.
Une haie devant laquelle je passe tous les jours en allant au jardin. Un peu de vent, des vignes sauvages courent le long des fils de fer rouillés presque disparus. Et surtout, la jouissance des bâtons de "peinture solide" qui permettent le nerveux des graphismes. La découverte de l'année. Ça plus les "shapers" rétifs font de bien belles empoignades. (Cliquez dessus pour agrandir. C'est un grand format de 150 sur 100)
L"Etoile du marin" est un bar de La Rochelle sur le coté du port. Son enseigne correspondait bien à l'atmosphère que je voulais donner au dessin original ci-dessous:
La même modèle m'as permis cet autre portait un jour de douceur:.
Une toile qui mettait si mal à l'aise un "relaxothérapeute" fenshuiste (!) qu'il a fallu choisir entre elle et lui. C'est pourtant bien grâce à elle que je me souviens de lui.
Ils étaient restés en souffrance depuis que je savais comment les terminer. Outre les rehauts blancs, les équilibrages de fonds et un approfondissement du travail de la table, j'ai repris le thème des carreaux de la nappe au cordeau de maçon. Le chassis est épais: quarante-cinq millimêtres d'épaisseur. Le motif à carreaux se poursuit donc sur les champs. J'ai eu du plaisir avec eux : le détail (cliquez sur l'image) du faux reflet de la fourchette dans le fond de la bouteille m'enchante par exemple.
Reprise et je crois "fin" de cet ensemble qui est resté longtemps sous le coude. Je l'avais pris pour une "histoire personelle". Ce n'est pas le cas. Commencé il y a deux ans, il représente assez bien ce que je vois de l'état du monde aujourd'hui. Deux ans, c' est mon temps d'intuition. Ce n'est pas beaucoup....A ma taille! Ceci étant, je suis bien content de l'avoir fait comme il est. Les horizons s'ouvrent.
Une Peinture vieille de quelques années, illustrant sans que je m'en rende compte sur le moment, une chute de plus dans une liste trop fournie. Aujourd'hui, le ciel est bouché,... le marais humide est inhospitalier,... je ne toucherais pas à la couleur. Hier à été une grosse journée de travail, sans résultat probant. En général, cela est bénéfique aprés maturation.
Les voici à nouveau en haut de cet escalier. Partant de la cuisine, c'était le seul accés au grenier. Au cours des travaux d'aménagement, tout ce qui ne trouvait plus sa place sur les étagères démolies finissait sur ses marches. Il restait juste de quoi poser un pied sur chacune: La composition s'est faite d'elle même et le désordre s'en est justifié.